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8ème Festival Ô Mots - 2010

dimanche 10 octobre 2010, par Bruno

* BROUILLON D’ÉDITO

20 ans ! 20 ans, non pas que le festival littéraire des genres et des sexualités organisé par les Flamands Roses existe, mais 20 ans que nous, Les Flamands Roses, existons, nous exprimons et luttons. Notre festival portera nos actions politiques de visibilité, de reconnaissance, de lien social, de luttes, de mémoire,... que chaque membre des flamands Roses s’active à faire vivre.
20 ans que des Flamands Roses se succèdent ; ils vous donnent rendez-vous pour se retrouver, les retrouver le week-end des 30 et 31 octobre.

Expressions individuelles au sein d’un collectif, porté par le collectif : dans notre programmation, chacunE s’essaie à être visible, prend des risques pour proposer un peu de soi.

Entre autres, en vrac, en long, en large et surtout en travers :

Lors de la soirée d’ouverture mardi 19 octobre auront lieu les vernissages des expositions qui nous accompagneront tout au long du festival.

Nous vous présenterons comme d’habitude des copines à plumes fort sympathiques, à l’expression artistique et engagée : c’est le cas cette année de MC queer, les Drag Kings du Berry, qui viennent nous présenter un spectacle plutôt dégenré.

En octobre, le samedi 23, a lieu à Paris la marche Existrans’, mouvement de lutte et de reconnaissance trans’. Nous nous associons à Existrans et aux luttes contre la pathologisation des personnes trans’, nous organiserons une rencontre internationale (!) mercredi 27 octobre dans le cadre de la campagne Stop Trans Pathologisation 2012.

Nos luttes sont féministes, elles s’exprimeront notamment au travers d’un atelier et d’une soirée Slam féministe.

Un partenariat avec l’association Colores Latino Americanos et le cinéma Le Méliès nous permettra de passer une soirée de cinéma gay argentin.

Nous découvrirons ou redécouvrirons ensemble l’oeuvre de l’écrivain Tony Duvert, décédé récemment.

Tous ces événements comme autant de supports à l’échange et aux luttes, à la convivialité et aux rencontres... Vous l’aurez compris : nous n’avons que faire de donner une bonne image de l’homosexualité. Nous voulons simplement donner du sens à nos luttes, du sens à nos vies, du sens à notre festival.

Lille, octobre 2010 LesFlamandsRoses

* Les expositions pendant le festival :

PERF’miniature électro-musico-photographique

Performeuse : Philippine Momota.

Le principe : il s’agit d’une perf’ de quinze minutes pour trois spectateurRICEs. Trois personnes autour d’une table de cuisine, accompagnée par l’accordéoniste Yvette Corner qui jouera en « live » pour assurer le bruitage et la mélodie. On revisite et revit les U.E.E.H. 2010 (Universités d’Eté Euroméditerranéennes des Homosexualités) par diffusion aléatoire sur mini-écrans de photographies numériques ...mais attention on sera plus sur les traces que sur les portraits...

Et pour les 20 ans des Flamands Roses :

Mur de portraits

Exposition d’expositions (sorties du placard)

Photos des 20 ans

À voir aussi :

l’exposition « Amazones et fières de l’être » sera visible du 2 octobre au 28 novembre au J’En Suis J’Y Reste. Cette exposition fait partie du projet Soyons visibles, soyons actrices de notre santé ! du J’En Suis, J’Y Reste.

* Programme :

- Ouverture

Mardi 19 octobre à 20h, au bar du centre du J’En Suis, J’Y Reste.

- L’oeuvre et la mémoire de Tony Duvert

Rencontre-discussion le mercredi 20 octobre à 20h au J’En Suis, J’Y Reste.

Tony Duvert était un écrivain et essayiste français, décédé en 2008. Il avait reçu le prix médicis en 1973 pour son roman Paysage de fantaisie. Il dénonçait l’hétérocratie avec talent et provocation, assumant notamment sa pédophilie.

- Cinéma Gay argentin

Jeudi 21 octobre à 20h et 22h15 au cinéma Le Mélies à Villeneuve d’Ascq .

20h : PLAN B de Marco Berger [2009, 1h43] Argentine

Laura, la fiancée de Bruno rompt avec lui car elle a rencontré Pablo. Ce qui n’empêche pas Bruno et Laura de se revoir : il espère ainsi renouer. Mais cette possibilité offrant peu d’espoirs, il décide de passer au plan B : s’introduire dans l’intimité du nouveau couple en devenant l’ami de Bruno... Au jeu de l’amour, difficile de rester maître de la situation et de ne pas céder au dit amour.

ENTRACTE CULINAIRE LATINO

22h 15 : RONDE DE NUIT de Edgardo Cozarinsky [2005, 1H05] Argentine

Victor, à peine sorti de l’adolescence, déambule dans les rues de son quartier. Protégé par un inspecteur de police, il partage son temps entre le racolage, la drague dans les saunas de luxe et les soirées privées. Sa soif de découvertes et d’expériences le conduit à côtoyer la lisière des deux mondes.

Cinéma Le Mélies

Rue Traversière, Centre commercial du Triolo, Villeneuve d’Ascq (Métro Triolo, ligne 1)

Entrée : 6 euros les 2 films - 4,5 euros le film

En partenariat avec Colores Latino Americanos.

- Atelier de création de badges : faites-les vous-mêmes

Lundi 25 octobre à 20h au J’En Suis, J’Y Reste
.

Très souvent, le badge n’est qu’un objet utilitaire, qui présente votre nom, votre prénom et votre statut... Cet atelier créatif a pour but de détourner la fonction première cet objet et d’apprendre à se présenter autrement... par une phrase, un slogan, une citation, une empreinte, une image découpée... Ces badges accompagneront le festival...

- Stop Trans Pathologization 2012

STP 2012 - Stop Trans Pathologization 2012 est un réseau international dont les Flamands Roses font partie. Diverses manifestations auront lieu un peu partout le 23 octobre 2010. Le réseau lutte en vue de la révision du manuel de référence de la psychiatrie aux États-Unis et dans le monde, le DSM, dont la nouvelle édition est prévue en 2012. Voir http://stp2012.wordpress.com

Dépathologisation des Trans’

Rencontre-discussion le mercredi 27 octobre à 20h au J’En Suis, J’Y Reste.

Interventions de Karine Espineira, doctorante, auteure de La transidentité, De l’espace médiatique à l’espace public, l’Harmattan ;
Maud Yeuse Thomas, chercheuse indépendante ;
Patrice Desmons, philosophe et
psychanalyste, CCOMS France et Afertes Arras ;
Catherine Anciant, agrégée de lettres ;
et des membres des Flamands Roses.

Les Flamands Roses manifesteront le 23 octobre à Paris pour l’Existrans.

Manifeste du Réseau International pour la Dépathologisation Trans STP 2012

Les activistes et groupes qui signons ce manifeste et qui faisons partie du Réseau International pour la Dépathologisation Trans nous dénonçons publiquement, une fois de plus, la psychiatrisation de nos identités et les graves conséquences du “trouble d’identité sexuel ou de genre” (TIG). De la même façon, nous voulons rendre visible la violence qui s’exerce sur les personnes intersexes à travers les procédés médicaux en vigueur.
En disant “psychiatrisation” on nomme la pratique qui consiste à définir et à traiter la transsexualité sous le statut de trouble mental. On fait référence aussi à la confusion entre identités et corps non-normatifs (situés hors de l’ordre culturel dominant) avec identités et corps pathologiques. La psychiatrisation relègue aux institutions médico-psychiatriques le contrôle sur les identités de genres. La pratique officielle de ces institutions, motivée par des intérêts étatiques, religieux, économiques et politiques, travaille sur les corps des personnes en protégeant et en reproduisant le binarisme stéréotypé “homme-femme”, en faisant passer cette posture exclusive pour une réalité naturelle et “vraie”. Ce binarisme stéréotypé préssupose l’existence unique de deux corps (homme et femme) et associe un comportement spécifique à chacun d’eux (masculin ou féminin), en même temps qu’il a traditionnellement consideré l’hétérosexualité comme la seule relation possible entre les deux. Aujourd’hui, en dénonçant ce paradigme qui a utilisé les aguments de la biologie et de la nature pour justifier l’ordre social en vigueur, on veut mettre en évidence ses effets sociaux et mettre fin à ses prétensions politiques.
Les corps qui ne répondent pas anatomiquement à la classification médicale occidentale en vigeur, sont catalogués sous  les termes d’intersexualité et de transsexualité. Ces classifications sont considerées par le corps médical comme des pathologies conceptualisées comme une réalité en elle même problématique. Cette classification médicale et l’idéologie du genre que met en pratique la psychiatrie continuent encore aujourd’hui à pathologiser les personnes intersexuées et Trans’ sans aucune remise en question.
Légitimer les normes sociales qui contraignent nos vécus et nos sentiments implique d’invisibiliser et de pathologiser les multiples options humaines possibles et de n’autoriser qu’un seul chemin ne questionnent pas le dogme politique sur lequel se fonde notre société : l’existance, unique et exclusive, de deux seules catégories d’être et de sentir.
L’invisibilisation peut même se faire au prix d’une intervention sur un nouveau-né·e intersexe (né·e avec des organes génitaux atypiques mais fonctionnels) au moyen de traitements de normalisation violents et inhumains, comme pour effacer la possibilité de ces corps et refuser l’existence des différences.
La psychiatrisation de la transsexualité et l’intersexualité sont des processus de normalisation binaire. “Normalisation” puisqu’ils réduisent la diversité à uniquement deux manières de vivre et d’habiter le monde : les deux seules qui sont considerées statistiquement et politiquement “normales”.
Nous ne voulons pas nous adapter aux définitions psychiatriques de “homme” et de “femme” pour pouvoir vivre nos identités, et pour que la valeur de nos vies soit reconnue sans avoir à renoncer aux diversités qui nous constituent.
Nous ne voulons obéir à aucun type de catalogage, ni d’étiquette, ni de définition imposée de la part de l’institution médicale. On réclame notre droit à nous autodéterminer.
L’invisibilisation peut même se faire au prix d’une intervention sur un nouveau-né intersexe (né·e avec des organes génitaux atypiques mais fonctionnels) au moyen de traitements de normalisation violents et inhumains, comme pour effacer la possibilité de ces corps et refuser l’existence des différences.
A l’heure actuelle, la transsexualité est considérée comme un “trouble de l’identité sexuelle”, pathologie mentale classifiée dans le CIM-10 (Classification internationale des maladies de l’OMS) et dans le DSM-IV-R (manuel diagnostique et statistique des maladies mentales de l’Association américaine de psychiatrie). Ces classifications sont celles qui guident les psychiatres du monde entier au moment du diagnostic.
Voilà deux ans qu’a débuté la révision du DSM-IV-R, lequel détermine les modifications à apporter à la liste des maladies de l’OMS. Ces derniers mois ont été rendus publics les noms des psychiatres qui décideront de l’avenir du trouble d’identité sexuelle. A la tête du groupe de travail sur le TIG se trouvent le Dr Zucker (directeur) et le Dr Blanchard, entre autres. Ces psychiatres, connus pour pratiquer des thérapies de “conversion” auprès des homosexuel·le·s et des transsexuel·le·s et liés aux cliniques pour enfants intersexués, proposent non seulement de ne pas retirer le “trouble” de la liste mais aussi d’élargir son traitement aux enfants présentant des comportements de genre hors normes et de leur appliquer des thérapies de réadaptation au “rôle d’origine”. En réaction, le mouvement trans’ nord-américain a appelé à l’exclusion de ces psychiatres de la révision du DSM1.
La pathologisation de la transsexualité au titre de “trouble de l’identité sexuelle” constitue un dangereux instrument de contrôle et de normalisation. Le traitement de ce trouble se pratique dans diverses Unités d’Identité de Genre dans le monde. L’examen psychiatrique obligatoire suppose des visites régulières afin de tester si on rentre bien dans le rôle social qui est attribué au corps après modifications et divers types de procédés dénigrants qui attentent à nos droits. Dans certains pays, une personne qui souhaite changer son prénom et ses documents officiels ou modifier son corps à l’aide d’hormones ou d’opérations se voit contrainte de passer par des consultations psychiatriques durant en moyenne un an et demi et dont le prix n’est pas négligeable.
Nous adressons directement à la classe politique des demandes claires :
- Nous revendiquons le droit de pouvoir changer de prénom pour nos documents officiels sans avoir à passer par un quelconque examen médical ou psychologique. Nous exigeons l’abrogation d’une tutelle psychiatrique et médicale imposée par les différentes lois ou jurisprudences nationales et qui stipulent qu’aucun citoyen ne peut changer de prénom “si les prénoms sollicités sont de nature à prêter à confusion ou peuvent nuire au requérant ou à des tiers”. Nous pensons résolument que l’Etat ne devrait disposer d’aucune compétence s’agissant de nos prénoms, nos corps et nos identités.
- Nous faisons nôtres les discours du mouvement féministe et la lutte pour le droit à l’avortement et pour celui de disposer de son propre corps ; nous revendiquons le droit de décider librement si nous voulons ou ne voulons pas modifier notre corps et de pouvoir le faire sans lourdeurs bureaucratiques, politiques et économiques. Nous voulons que les autorités compétentes en matière de santé se positionnent contre la notion de trouble d’identité sexuelle et revoient leur programme d’accompagnement de la transsexualité en faisant de l’examen psychiatrique une option volontaire. Nous exigeons aussi l’arrêt des opérations “normalisatrices” sur les nouveau-nés intersexués.
- Nous dénonçons l’extrême vulnérabilité et les difficultés d’accès au marché du travail des personnes transgenres, transsexuelles et genres fluides. Nous exigeons des garanties d’accès au monde du travail et la mise sur pied de politiques spécifiques destinées à mettre un terme à la marginalisation et à la discrimination de ces personnes.
- Cette situation de vulnérabilité est encore plus accentuée dans le cas des personnes trans’ migrantes, qui arrivent dans notre pays en fuyant des situations d’extrême violence. Nous exigeons l’attribution immédiate de l’asile politique à ces personnes tout en revendiquant la pleine égalité des droits pour les personnes migrantes.
- Même si nous clamons haut et fort que nous ne sommes pas victimes mais maître·sse·s de notre propre identité, nous voulons rappeler toutes les agressions, assassinats et aussi suicides de personnes trans’ causées par la transphobie. Nous tenons le système binaire hétérosexiste pour responsable de ces violences. Le silence est complice.
Finalement, nous mettons en évidence l’extrême rigidité avec laquelle on impose le binôme homme/femme, en tant qu’option unique et exclusive, un binôme qui n’est qu’une construction sociale et qui peut être questionné. Notre seule existence démontre la fausseté de ces pôles opposés et propose à l’humanité une direction vers une réalité plurielle et diverse. ce sont les diversités que nous rendons dignes d’exister aujourd’hui.
Quand la médecine et l’État nous définissent en tant que “personnes ayant un trouble”, ils mettent en évidence que nos identités, nos vies, troublent leur système. C’est pour cela qu’on dit que la maladie n’est pas en nous mais dans le binarisme de genre.
Nous annonçons que le Réseau International pour la Dépathologisation des Identités Trans a mis en place une coordination mondiale avec comme premier objectif : le retrait de la transsexualité du DSM en 2012. Un premier pas vers la diversité, un premier coup à la transphobie.
Pour la diversité de nos corps et de nos identités !
La transphobie nous rend malade !
 
RÉSEAU INTERNATIONAL POUR LA DÉPATHOLOGISATION TRANS

- Écris que tu m’embrasses

Jeudi 28 octobre à 21h et samedi 6 novembre à 17h au J’En Suis, J’Y Reste.

Josée sert du bon bon bon café aux femmes de ses amis partis au front. Devenue femme parmi ces femmes , elle attend la fin du « grand merdier ». Mais ses nouvelles amies n’auront de cesse de lui trouver un correspondant de guerre. Et, de lettre en lettre, Josée devient une vraie fausse femme de papier, une femme amoureuse, à y perdre son identité...

Texte de Virginie Thirion, éditions Lansman.
La pièce a obtenu le Prix des Metteurs en scène belges 2005-2006 décerné par le Centre des Écritures Dramatiques Wallonie-Bruxelles.

Monologue interprété par Jérôme :
Membre des Flamands Roses, je me suis lancé dans la présentation de ce long monologue juste parce que je suis littéralement tombé amoureux de ce texte et sans aucune autre prétention que le partage. Je remercie particulièrement Lydie Doléans de « Comme la Lune » pour m’avoir fait découvrir ce texte lors de cours de théâtre. Je remercie d’avance le public pour son indulgence.

Aide à la mise en scène : Camille.

Prix libre, l’ensemble de la recette sera reversé en soutien aux Flamands Roses.
Jauge limitée à 35 places, réservation indispensable au 03 20 37 53 94 ou à l’adresse lesflamandsroses@yahoo.fr.

Deux représentations :

Jeudi 28 octobre à 21h au J’En Suis, J’Y Reste. Merci d’arriver avant 21h15, l’accès à la salle ne sera plus possible pendant la représentation. La pièce sera suivie d’un échange.

Samedi 6 novembre à 17h au J’En Suis, J’Y Reste. Merci d’arriver avant 17h15, l’accès à la salle ne sera plus possible pendant la représentation. La pièce sera suivie d’un échange.

- Bistrohomo : Les mixités aux Flamands Roses

Vendredi 29 octobre, à 20h, au J’En Suis, J’Y Reste.

Les Flamands Roses sont un groupe mixte. Mais quelles mixités ? Genres ? Racialisation ? Classes sociales ? Comment construit-on des luttes contre les rapports d’oppression et de domination quand on appartient à des classes différentes ? Quelle place se laisse-t-on les unEs aux autres ? Les mixités aux Flamands Roses ont-elles varié selon les périodes ?

- Week-end d’anniversaire des 20 ans des Flamands Roses

Samedi 30 octobre et dimanche 31 octobre 2010.

Samedi 30 octobre : rencontres-discussions au J’En Suis, J’Y Reste, 19 rue de Condé à Lille.

14h : Les Flamands Roses avant/après

Des ancienNEs échangeront avec nous : qu’est-ce que le passage par l’association a changé dans notre vie ? En quoi avoir fait partie des Flamands Roses nourrit encore nos vies présentes ?

17h : Les Flamands Roses aujourd’hui

Quelle est l’actualité des Flamands Roses ? Qui sommes-nous aujourd’hui ? Que faisons-nous ? Quelles sont nos luttes ?

Samedi 30 octobre : soirée au Centre Culturel Libertaire, 4 rue de Colmar à Lille à 21h.

« Les queers MC » (hip hop Drag king / Bourges)
Ces rappeurs là ne viennent pas de L.A. Comme des bombes ils vaporisent grave les parasites hétérocrates, les transphobes et autres virussés naturalistes.Tout sauf show biz "just for your fun" les drag king du Berry, moustaches, petits boucs et seins bien bandées se lâchent en trans HIP-HOP, bad boyz juste pour la nuit.
Groupe de performance Drag King créé en 2004, Les queers MC forment un collectif de gouines et de trans dont l’objectif politique et artistique est de tisser des liens entre les cultures populaires et l’activisme transgenre. Ce spectacle est leur première création scénique Hip-Hop.

Échanges avec la salle - pause musicale

Urban Porn : Strap on dildos

Collectif informel réunissant musicien·ne·s, vidéastes et performers issu·e·s du théâtre et de la danse, le crew UrbanPorn s’est spontanément constitué en 2007/2008 à Lille, France, au fil de débats et d’échanges entre ami·e·s autour des questions de genre et d’identité.

Strap-on dildoS est né de notre envie, en tant qu’individus impliqués dans une recherche sur les questions de genres et de représentations des identités et des pratiques sexuelles, d’aborder ces thématiques sous la forme d’un mix de performances et d’actions directes.

Live act pluri-disciplinaire énergisé par le son electro-clash de DJ Saiz, Strap-on dildoS rassemble sur scène six strapettes (dj/vj/performers) qui jouent avec les codes de la représentation et les détournent pour en proposer une relecture personnelle, résolument punk.

Dans Strap-on dildoS on fait sortir Xena la Guerrière du placard pour qu’elle nous montre sa bite, on suce des pommeaux de douche, on fait de nos ami·e·s des sextoys, on s’Drag King pour une soirée poker-whisky-pute, on baise des oeuvres d’art dans le métro, etc...

Boum !

Dimanche 31 octobre : Brunch des 20 ans

Rencontres et retrouvailles autour d’un brunch à partir de midi au J’En Suis, J’Y Reste. Auberge espagnole et/ou prix libre.

- Slam féministe

Lundi 1er novembre et mardi 2 novembre au J’En Suis, J’Y Reste.

Ils en parlent. De la grande théorie à la mauvaise blague, chacun y va de son avis. Mais nous, nous de l’intérieur, qu’est-ce qu’on en dit ? Anecdotes, positions, vécus, qu’est-ce qui se passe quand des féministes se mettent à se raconter elles-mêmes ?

Lundi 1er novembre, de 15h à 19h, au J’En Suis, J’Y Reste,
Atelier slam en non-mixité féministe (entre personnes féministes) : jeux et exercices d’écriture et de mise en voix autour du thème : "Nos histoires féministes".

Mardi 2 novembre, à 20h, au bar du centre J’En Suis, J’Y Reste,
Soirée slam féministe : du fond et de la forme pour une session slam autour du thème : "Nos histoires féministes".

- Quels documents pour nos mémoires ?

Mercredi 3 novembre à 20h au J’En Suis, J’Y Reste

De nombreux documents personnels (lettres, journaux intimes) ou imprimés (articles, tracts, oeuvres littéraires) sont des sources pour l’histoire et la mémoire des personnes LGBT. Se pose alors la question de la conservation de ces documents et de leur accès, en vue d’éventuelles publications.

Lydie présentera son séjour de trois mois à la biliothèque du Qmunity center de Vancouver et son travail avec l’archiviste de la mémoire LGBTQI de Colombie Britannique, la bibliothécaire des women and gender studies de Vancouver, et l’association lesbrarians.

Isabelle proposera une découverte de l’actualité éditoriale des mémoires lesbiennes : le roman Elles vivaient d’espoir de Claudie Hunzinger ainsi que des bandes dessinées.

En partenariat avec Mémoires en chantier.

- Et toi, tu lis quoi en ce moment ?

Jeudi 4 novembre de 19h à 21h à l’Ambassade, Grand Place, à Arras.

Le groupe d’Arras du centre LGBTF J’En Suis, J’Y Reste se joint à notre festival pour une rencontre dédiée au partage et à la découverte de textes. Venons avec des textes, articles, livres à partager autour d’un verre dans un cadre convivial !

arras@jensuisjyreste.org

- Littérature et sida

Vendredi 5 novembre au J’En Suis, J’Y Reste.

18h : Rencontre-discussion

Le sida est le sujet ou la toile de fond de nombreux ouvrages littéraires.
En France et aux États-Unis, des gays touchés par le vih publient des récits autobiographiques autour de 1990. Mais le sida ne concerne pas que les gays. Qu’en est-il des autres sexualités et des autres modes de vie ? Qu’en est-il aussi des littératures du monde entier ? Qu’en est-il aujourd’hui ?

Avec la participation de Gabriel Girard, sociologue et militant à Aides.

20h : Repas séro-solidaire

La sérophobie de notre société provoque l’isolement, casse les luttes et atomise les individus, les empêchant ainsi de se construire eux-mêmes et de construire ensemble. Nous organisons donc des repas séro-solidaires pour échanger et se retrouver. La dégustation et la parole sont d’excellents remèdes collectifs et roboratifs. Bon appétit et à votre santé !

Réservation indispensable (25 convives) : écrire à lesflamandsroses@yahoo.fr ou téléphoner au 03 20 52 28 68.

Entre la poire et le fromage : lectures.

- Soirée de clôture

Samedi 6 novembre à partir de 21h au J’En Suis, J’Y Reste.

Venez faire la fête avec nous pour conclure ce 8ème festival !

Portfolio

  • Soirée 30 octobre